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  • : Venez découvrir le monde fascinant des cactus à travers ma collection ! Quelques conseils et aussi de belles images.
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 18:49

Le temps de sortir tout ce beau monde de sous la cloche est arrivé. On ne peut pas voir encore l'efficacité des greffes, on ne sait pas si les vaisseaux coïncident efficacement, on ne sait pas si ça va définitivement "tenir".

Mais on peut déjà voir que ça "colle", parce que les plaies ont comencé à cicatriser aussi bien sur le porte-greffe que sur le greffon, et que la suture entre les deux est facilement visible à l'oeil nu.

Voici nos trois cas :

 

greffe pelecy 240612

Difficile à dire pour celui-ci, le point de contact n'a pas l'air très étendu. Mais si les vaisseaux coïncident, même en un seul point, avec le temps ce contact s'étendra et deviendra solide. Pour l'heure, on va éviter de brutaliser la plante...

 

greffe copia sur erio sur tricho 240612

Ce qui me faisait un peu peur avec celui-ci, c'est le faible volume du greffon. Il aurait pu, avec l'humidité, pourrir et être réduit à néant. Ou alors se dessecher. Or rien de tout ça n'est arrivé, et il n'est même pas flétri. Le contact a l'air bien établi entre ces deux-là.

 

greffe erio240612

Celle-ci est bien réussie : le contact s'est fait entre les deux plantes sur une grande surface, la cicatrice est saine... si tout se passe bien, les premiers signes de reprise devraient apparaître d'ici une ou deux semaines.

 

En espérant que tout ça devienne bien joufflu !

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:33

Puisqu'on a vu la greffe sur Eriosyce esmeraldana et celle de Pelecyphora aselliformis sur Harrisia jusbertsii, il nous faut nous pencher maintenant sur la dernière de cette série (pas trop près, ça pique !).

 

Là encore, tout commence par la préparation du porte-greffe. Trichocereus pachanoï s'y prête bien :

greffe 2

 

Il nous faut là aussi un minimum de préparation :

greffe 3

 

Récupérons notre greffon :

greffe 4bis

Les vaisseaux sont très bien marqués, ce sera un régal de les faire coïncider avec ceux du porte-greffe. Le flou est dû... à la précipitation : en effet, il faut aller le plus vite possible pour éviter que les plaies ne s'assèchent.

Inutile cette fois-ci de retailler les bords de la coupe : même en se rétractant, le greffon ne repoussera pas le porte greffe du fait que la coupe est plus étendue que celle du PG.

 

Voyons maintenant s'ils vont bien s'entendre :greffe 5

 

Il semblerait a priori ! Quelques jours plus tard :

erio esmeraldana

 

Eriosyce esmeraldana2

 

On verra demain si ces trois greffes sortiront en bonne santé de sous leur cloche !

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 14:44

Cet hiver, l'une de mes plantes a été conservée dans le caisson, mais certains jours, la lumière ne fonctionnait pas. Elle s'est donc étiolée ! Il s'agit d'un Eriosyce esmeraldana que j'avais greffé sur Trichocereus pachanoï lors de mon stage chez Henri Kuentz.

Il me fallait donc intervenir !

Par ailleurs, j'avais un petit Copiapoa qui avait du mal à reprendre suite à une attaque massive d'araignées rouges, et dont la nouvelle croissance promettait pourtant d'être vigoureuse.

En plus de ça, l'un de mes Pelecyphora, contrairement à celui qui fleurit, n'a pas daigné grandir, et ce, depuis que je l'ai (au moins deux ans).

Voici la façon dont j'ai décidé de traiter tout cela. J'ai mis sur ma table :

- Un Trichocereus pachanoï pour servir de porte-greffe à la tête d'Eriosyce esmeraldana,

- Un Harrissia jusbertsii pour le Pelecyphora,

- La greffe précédente d'Eriosyce esmeraldana, pour servir de porte-greffe,

- Le Pelecyphora fainéant,

- et le petit Copiapoa.

 

greffe1

 

On note comme d'habitude les incontournables : la lame, de cutter pour cette fois-ci parce qu'il va y avoir du coriace à trancher, l'alcool pour désinfecter tout ça, et deux ou trois présumées cloches pour l'ambiance humide. Par la suite, seule l'une d'entre elles servira : le pot de yaourt, pour la greffe du Pelecyphora.

 

Commençons par le début : je dois greffer le haut de cet Eriosyce en premier. Ça y est, il a perdu la tête !

 

greffe 6

 

Le voilà recoiffé. C'est une première, je ne sais même pas s'ils sont compatibles. Mais perdu pour perdu...

Double

 

Une vue en coupe du greffon où on devine bien le faisceau central :

greffe 8

 

Et un aperçu de la préparation du porte-greffe :

greffe 7

 

La suite ici !

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 23:28
Il y a quelques temps, j'ai effectué une greffe "totale" : j'ai appliqué sur le porte-greffe le greffon, et ses racines. En effet, je n'ai pas réussi à trouver d'images d'un phénomène qu'on m'avait décrit, de nombreux rejets se produisant lors de la greffe des racines d'un greffon. Ce que je ne trouve pas, j'ai parfois tendance à vouloir le faire moi-même. Et voilà le résultat provisoire :



Pas encore de rejets, bien sûr, la greffe est trop récente, mais on peut voir que le greffon est bien gonflé, dodu et en pleine santé.




On aperçoit même une seconde racine qui essaie de se former. Et qui dit racine dit ... mérystème, ou point apical, donc point potentiel de sortie d'une nouvelle plantule ! Les cicatrices sont saines et bien costaudes, il n'y a plus qu'à attendre que ça pousse.
Pour évaluer la croissance de ces deux étranges greffons, je m'imagine devoir les recouper et les réaccoler ensemble. Mon souhait est que l'ensemble ressemble rapidement à deux billes empilées !
Je rappelle que lors de cette greffe, je n'ai pas voulu trancher la tête du Pereskiopsis, afin de connaître les effets sur sa croissance. Et depuis, sa taille a augmenté d'un bon tiers ! J'attends que cette drôle de plante pousse encore un peu et que les greffons aient commencé de grandir pour entamer de nouveau la tige. À moins que je ne sois obligée de rempoter avant ...

Au passage, petites nouvelles de la greffe sur feuille tentée il y a quelques temps : après un très long moment sous cloche qui n'a provoqué aucune évolution du greffon, qui gardait néanmoins un aspect sain, j'ai retiré ladite cloche. Mais le greffon n'a pas résisté : il s'est désseché et est tombé. Je n'ai pas d'explication à cela, la greffe semblait avoir pris, on voit d'ailleurs un renflement à l'endroit où circule théoriquement les canaux principaux de la feuille. On ne le voit guère sur la photo, la qualité de l'image n'est pas excellente ...

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 21:21
Une petite greffe du soir, ça donne espoir, dit-on !
L'un de mes semis de
Frailea avait tendance à ne plus pousser, alors que ses consorts ont allègrement repris depuis leur arrivée dans le caisson.
Ayant précédemment tenté une greffe de racines, qui a raté, je me suis dit que ce serait une bonne idée de faire d'une pierre deux coups, et en même temps de tester les capacités régénératrices et les bienfaits du caisson sur les traumatismes des greffes.

C'est pour cela que ce soir, mon porte-greffe est un Pereskiopsis de petite taille.

Je vérifie d'abord que je peux lui fournir une "mini-serre" à sa taille : la place est chère, dans le caisson, surtout en ce moment.

Je prélève mon greffon, le voici :

Découpe du premier emplacement :

On replace la feuille sur la coupe, sans air, afin de garder la fraîcheur de la coupe.

Deuxième découpe :

Ce soir, je vous révèle mon secret le plus précieux : l'origine de ma colle. Voici un tronçon de feuille de Pereskiopsis :

Je l'écrase :

Et c'est le moment de couper le greffon. À partir de là, tout s'accélère : n'ayant pas d'assistant pour les photos, je dois faire vite pour utiliser la "colle" au plus vite, préserver la fraîcheur de toutes les coupes, celles du greffon aussi bien que celles du porte-greffe.

Et voilà le résultat juste avant passage au caisson !

Vue de profil, les coupes ont bien adhéré, le greffon du haut est même presque "baveux".

Divers résultats sont attendus de cette expérience : obtenir une reprise puis une évolution d'une greffe de racines, tester la réactivité d'un porte-greffe de petite taille (et dont les racines n'ont que quelques semaines), et enfin connaître l'évolution de ce porte-greffe, pour éventuellement  regreffer sur la croissance de la plante.
Vivement dans 2 ou 3 jours, le résultat !


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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 06:38
Le 25 Août, on a fait une greffe sur un rejet de Pereskiopsis.
Il se trouvait à côté d'un greffon particulièrement actif et résistant.
Depuis que le rejet n'est plus là pour l'embêter, voici un petit aperçu de ce qu'il est devenu ...


D'ailleurs, voici ue vue plus générale pour montrer que la greffe du 25 Août a bien pris :

Tout ça est en pleine forme. Je les aime, mes cactons !


Mais tous ne m'aiment pas. Hélas, j'ai raté l'autre jour une greffe d'Eriosyce senilis, mais le Pereskiopsis s'en remet, voici son rejet :

Bientôt prêt pour une autre greffe ? Je pense couper cette trop longue tige avant, et la mettre à bouturer, cela lui redonnera un peu de panache, elle est assez laide à l'heure actuelle. De plus, sa vigueur devrait en être renforcée.
Autre greffe, autre rejet :

Celui-ci sera éliminé dès que possible. Le greffon fait la tête aussi parce qu'il n'a pas une surface de contact suffisante, en coupant le rejet, il prendra peut-être l'ascendant. Un passage en serre pour quelques jours ne devrait pas faire de mal !
Il y a du sport en perpective !

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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 06:30
Résultat mitigé pour cette première expérience !
Je rappelle le processus : un greffon, coupé en deux, a sa partie supérieure greffée sur une feuille ayant pris racine, et la partie inférieure (racines) l'est sur une feuille de Pereskiopsis, sur la plante.
Apparemment, cette dernière greffe devrait tenir mieux que la première, étant donné l'apport plus important (a priori) en sève, et la sécurité que peut apporter une plante entière.
Eh bien non !


Regardez avec moi les images :
La greffe sur feuille racinée, bien verte, n'a pas cet aspect flétri et mat qui caractérise les greffons qui n'ont pas encore pris. Cette Mammillaria a l'air en pleine forme.


Et paradoxalement, la feuille sur laquelle on a positionné les racines ... est tombée ! Devenue jaune, alors que le greffon garde un aspect encourageant, elle s'est détachée de la plante-mère comme l'aurait fait une feuille morte.


Maintenant que cet assemblage est à terre, on va voir si cela évolue, mais je pense d'ores et déjà qu'il est inutile de greffer sur des feuilles qui ne sont pas autonomes ; il est trop facile pour le Pereskiopsis de s'en débarasser pour stopper l'apport de sève à un étranger.
Expérience instructive et à renouveler !
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 08:30
Dans les feuilles de Pereskiopsis passent des canaux, dont le but est d'acheminer la sève dans toute la feuille. Il existe un canal principal d'où partent les autres, et qui passe au milieu de la feuille. Pourquoi ne pas se servir de ce réseau pour alimenter un greffon ?
Quelqu'un a eu l'idée de greffer sur Pereskiopsis la racine du greffon qu'il venait de greffer. Bien lui en a pris, puisqu'une plante est apparue.
Forte de ces éléments, et de quelques feuilles abandonnnées dans la jardinière aux miracles , qui, miracle oblige, ont généré des racines, j'ai décidé de tenter une expérience pour le moins inhabituelle.

J'ai recueilli ces feuilles :

Les voici, je suis en train de tasser la terre.

Un bain, puis une journée au chaud dans le caisson des semis, et les revoilà, requinquées (si tant est qu'elles en eussent besoin !)

Premièrer étape : installer un greffon sur l'une des feuilles. On a choisi une Mammillaria zeilmanniana.

Pour garder des feuilles en réserve, on choisit d'utiliser une feuille sur pied pour positionner les racines de celle-ci. Coupe de ladite feuille (qui sera plantée par la suite, elle prendra peut-être) :

Ajout à la coupe de la racine d'un peu de "glu"  (on voit la Mammillaria en couveuse) :

Positionnement de la racine :



Tout ça au chaud,
des nouvelles bientôt !
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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 09:01
Il en faut bien, mais là, c'est enquiquinant : l'Eriosyce senilis que j'ai greffé l'autre jour avec toutes les peines du monde s'est désseché.


Mettre la cloche en plastique a été une galère, et même de placer le greffon (très fin) sur le porte-greffe.
Et voilà le résultat ...


Le greffon n'avait pas assez de réserves pour faire face au traumatisme de la greffe : gorgé d'eau, il avait beau être fin, il avait l'air d'avoir un peu de matière malgré tout. Hélas, il est plus facile d'avoir de la réussite avec des greffons dont la taille est inférieure, car plus jeunes, mais dont toutes les réserves nutritives sont encore bien là ...


C'est la première greffe que je loupe vraiment. J'en ai eu, des greffons déssechés, ça arrive parfois, mais celui-ci a été très mal choisi, et complètement rejeté par le porte-greffe.


Pour le choix, je n'en avais pas d'autre, mais il aurait mieux valu, peut-être, ne pas le greffer du tout.
La prochaine marchera, c'est obligatoire !

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 09:22
Voilà où on en était : le rejet avait beaucoup grandi, même s'il n'affectait pas la survie du greffon voisin, il était important de le supprimer.
Bien sûr, lorsque c'est possible, que ça ne met pas la vie du greffon en jeu, il est préférable d'attendre que le rejet soit bouturable, cela permet en outre de rajouter un autre greffon, ce qui est toujours intéressant. J'ai choisi pour cette greffe un greffon d'Echinocactus 'william'.


Vue du rejet avant la greffe

Le reproche le plus souvent fait aux Pereskiopsis est leur traîtrise : leurs épines sont très fines et soyeuses, mais elles restent accrochées à la peau, ce sont des glochides que l'on retrouve dans toute la famille des Opuntia. La parade, c'est de l'attrapper comme cela.

Ensuite, il faut sectioner une autre tranche, pour laquelle on s'appliquera à faire une coupe aussi droite que possible.


On laisse cette tranche en place tant que le greffon n'est pas prêt : elle réserve la plaie des agents extérieurs (poussières, saleté ...) et permet à la coupe de rester fraîche, ce qui est un grand facteur de réussite des greffes.


Il est enfin temps de positionner le greffon, on le fait en repoussant la tranche, ce qui évite que des bulles d'air s'immiscent entre le greffon et le porte-greffe, ce qui ferait échouer la greffe.


On réajuste la position du greffon tout en lui appliquant une légère pression, pour chasser les bulles d'air : on ne sait jamais !


Une fois le tout sous "serre", il ne reste plus qu'à repiquer le rejet et à attendre qu'il reprenne.



Suite de l'aventure :

La greffe a pris !

... et le Pereskiopsis a raciné sans problème, ils doivent particulièrement apprécier le terreau.

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