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  • : Venez découvrir le monde fascinant des cactus à travers ma collection ! Quelques conseils et aussi de belles images.
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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 09:55

Cette catégorie est celle qui vous permettra, grâce à quelques conseils basiques, de vous occuper au mieux de vos plantes.

 

Pour mieux naviguer dans cette catégorie, voici la liste des articles, avec le thème principal :

 

substrat.jpg- Quel substrat pour nos plantes, avec également quelques conseils sur le drainage et le surfaçage,

 

 

caisson-blanc.jpg

- L'historique de la construction de mon caisson pour les semis, aussi appelé  "lit breton" par le concepteur original,



finition.jpg- Le rempotage, concernant les petites plantes,

 

 


caput-medusae-2008.jpg

 

- L'expédition de graines, pour éviter les risques inhérents à la Poste, 

 

 


semis3p2.jpg- Le semis, version traditionnelle,


 

 

 

- La greffe sur Pereskiopsis étape par étape,greffe25OK.jpg

 

 

 

 

greffe 9bis - La greffe plus habituelle sur Harrisia jusbertsii. 


 

Bonne culture !

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 18:20

Voici la suite en images de cette fameuse série de greffes.

Nous devions encore voir, notamment, la greffe de Pelecyphora aselliformis.

Tout d'abord, la préparation du porte-greffe :

 

greffe 9bis

On commence par couper la tête, puis on "nettoie" les aréoles près de la coupe afin de limiter les rejets.

 

greffe 9ter

Lorsque la plaie sèche, l'épiderme se rétracte. Il est assez coriace pour risquer de repousser le greffon ! Pour éviter cela, on procède à une coupe pour le bord de la plaie. Il faudra ensuite trancher une couche fine de la plante et la laisser bien en place, afin d'avoir les tissus les plus frais possibles pour accueillir le greffon.

 

greffe 9 quarto

Le greffon lui-même. Les vaisseaux sont très nets ! Presque ligneux... mais la coupe est bien fraîche.

 

greffe 9 quinto

Pelecyphora aselliformis aussi a un épiderme coriace ! Il faut donc là aussi l'éliminer à proximité du contact entre les deux plantes.

 

grPA1

Quelques jours plus tard, les cellules du parenchyme (celles qui stockent l'eau et les éléments nutritifs) se sont gorgées de l'humidité conservée sous la cloche. Attention à ce stade à la pourriture !

 

La suite pour cette plante ici, en compagnie des deux autres. Pour patienter, voilà la greffe suivante.

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 11:32

On se pose souvent la question du substrat à donner à nos plantes préférées. En effet, de quoi vivent-elles, comment se rapprocher au mieux de leurs conditions naturelles ?

La plupart des cactus peuvent vivre dans un substrat trois tiers. Ce substrat est composé d'un tiers de terreau, d'un tiers de terre du jardin, et d'un tiers de sable.

Cependant, selon leur origine, selon que leurs racines sont fragiles, napiformes, en pivot, leurs besoins peuvent être différents. Par exemple, les genres Epithelantha, Lophophora, Turbinicarpus, Ariocarpus préfèrent un substrat plus minéral. Il faudra réduire la proportion de terreau, voire l'éliminer tout simplement, pour le remplacer par des éléments qui font respirer le substrat, tels que vermiculite, perlite, ponce, pouzzolane.

Le terreau, on le trouve dans le commerce. Il est préférable qu'il soit bien décomposé, car il peut autrement être un lieu de croissance privilégié pour toute sorte de champignons, choses très inhabituelles pour nos petits pensionnaires, qui naturellement n'y sont pas préparés. C'est pour cela qu'ils sont plus facilement sujets à la pourriture.

La terre du jardin, on peut en trouver n'importe où, ou presque. En effet, si vous habitez une zone très calcaire, cet excès de calcaire peut ne pas convenir à certaines plantes, qui stoppent leur criossance, sont plus fragiles, voire peuvent mourir.

Le sable, dans le même ordre d'idée, ne doit pas être calcaire. La meilleure solution consiste à se procurer du sable de rivière. Il existe de nombreuses carrières où il est facile d'en obtenir.

La vermiculite est un mica expansé artificiellement. Il sert beaucoup en construction, c'est donc plus économique d'aller en chercher à Brico Dépôt ou assimilés. Elle aère le substrat, et permet de retenir un temps l'eau et les sels minéraux, les tenant ainsi à la disposition des racines, mais sans les étouffer pour autant. Il faut tout de même éviter d'en mettre trop : elle se « tasse » avec le temps.

La perlite est une silice expansée qui joue à peu près le même rôle, sauf qu'elle a en plus un avantage et un inconvénient. L'avantage, c'est qu'elle ne se tasse pas, conservant au substrat son volume d'origine. L'inconvénient, c'est qu'elle flotte ... lors des arrosages ou pluies trop violents, on a donc l'impression d'un surfaçage tout blanc. Elle peut même partir en cas de débordement, voire, une fois sèche, s'envoler d'un coup de vent.

La pouzzolane présente les avantages des deux. Elle est peut-être un peu plus lourde, un peu plus agressive pour les racines jeunes. Cependant, elle est naturelle, et stable dans le temps.

La ponce est similaire à la perlite, qui est elle-même une imitation de la ponce. Ce matériau est de la silice, expansée comme la perlite, sauf qu'elle l'a été par un volcan. Notamment, l'île de Lipari dans les Éoliennes en Italie est riche en ponce.


Le drainage au fond du pot, c'est les petits cailloux qu'on rajoute pour que l'eau s'écoule plus vite hors du pot. Pas toujours nécessaire, il est cependant bien utile pour les plantes dont les racines ont besoin de sécher vite. À partir d'une certaine taille de pots, il est fortement recommandé. Et pour certaines espèces, entre autres celles citées plus haut, il est obligatoire.


Un surfaçage bien fait empêche les mauvaises herbes de s'installer, et protège le collet des cactus. Il peut se faire avec des gravillons, de préférence en quartz, silice, mais également en pouzzolane. L'important est de bien recouvrir le substrat, et que le collet soit juste au niveau de la limite du substrat.

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28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 08:35
L'intérieur de mon caisson de semis était tout en bois, réflechissant un peu la lumière, mais pas d'une façon optimale.
J'ai décidé d'y remédier. Il existait dès lors deux solutions :
- l'aluminium (feuille) à coller sur les parois. Très réflechissant, sans doute la meilleure solution en ce qui concerne la lumière. Mais c'est incroyablement pénible à poser, d'une fragilité trop grande, donc inutilisable à long terme, sauf à le changer tous les 4 matins, ce que je n'envisage pas ;
- la peinture blanche : d'un pouvoir de réflexion moins élevé, elle est plus solide à l'épreuve du temps, plus vite "installée", et si le travail est fait correctement, elle peut garantir une certaine protection du bois qu'on n'aurait pas avec l'alu (au contraire, l'humidité resterait piégée entre bois et alu, favorisant l'apparition de pourriture).



C'est donc cette dernière option que j'ai choisie.
La première étape, c'était de rendre étanche le bas de mon caisson : application de ruban adhésif multi-usage, celui qui résiste dans le temps, qui supporte des températures très variées, et qui est très costaud.

Ensuite, on blanchit (dans mon cas, j'ai utilisé des bombes ... oui, je sais, je voulais de la peinture "normale", à appliquer au pinceau, mais c'est tout ce que mon mari m'a trouvé ...)

Et voilà, c'est prêt !
Reste à attendre une journée avant de mettre les semis dedans, et même alors, il est recommandé d'aérer régulièrement, la peinture sent encore avec la chaleur des tubes (30 à 31 °C dans le caisson).


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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 20:15
À force de voir mes semis se tordre le cou pour apercevoir un peu de lumière, et grâce aux idées que l'on peut trouver, notamment sur le CF (voir liens), je me suis décidée à construire un caisson, avec deux réglettes pour tubes fluo, afin de traiter un peu mieux mes semis.
Hier, on est donc allés à Brico Dépôt, et j'ai choisi mes deux planches en pin de 40 x 200 cm, mes vis, réglettes, interrupteurs, etc ...
Et la construction a commencé.
Voici le couvercle :




... et le bas :


Mon mari les a assemblés, j'avais préparé les pièces de bois.

Et les réglettes sont maintenant fixées et alimentées !

Il ne reste plus qu'à installer les charnières ...


... mais d'ores et déjà, les semis peuvent profiter de leur nouvel habitat.

... Et ça y est, les charnières sont posées.

Ça ressemble à un beau bazar, mais rassurez-vous, tout est étiqueté avec espèce, sous espèce, date de semis, et date de récolte quand dispo !

Cette boîte mesure 40 x 40 x 80 cm, et elle est éclairée par deux tubes fluorescents de 60 cm : un "Cool White", et un "Lumière du jour".
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 12:34

J'ai reçu en cadeau avec des pots que j'avais commandés chez un amateur, un Gymnocalycium gibbosum.



Cette plante est superbe ... mais n'a pas de pot !


C'est l'occasion rêvée pour exposer une technique de rempotage. C'est  classique, mais il arrive que quelqu'un qui n'a pas encore eu l'occasion de le faire se demande : "Pour rempoter mon cactus... par quel bout je le prends ?!"




Tout d'abord, on commence par sélectionner un pot de taille adaptée. Il faut que la plante aie de la place (on ne va pas la déménager tous les 4 matins), mais elle ne doit pas non plus "nager" dans un pot trop grand.



Ensuite, on comble le fond du pot avec un drainage : gravier, sable très grossier, on peut mettre de la ponce ou de la pouzzolane.



On prépare le substrat : dans notre cas, ce sera un substrat nourrissant, mais bien drainant.



On introduit ensuite un peu de substrat, juste un peu...



... la plante doit pouvoir tenir sans aide pour qu'ensuite on puisse mettre le substrat manquant.



On comble les bords du pot...



... on tasse légèrement et on égalise...



... et si on veut, on peut même mettre du sable fin en finition, pour la déco.

Pour l'arrosage, si la plante n'est pas blessée aux racines, ou si elle a été dépotée depuis une semaine ou deux, on peut arroser de suite, sinon, il est recommandé d'attendre au moins une semaine (petite plante) à 15 jours pour la reprise, car il y a risque de pourriture.

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 06:27

La saison avance, il y a encore quelques fleurs, mais maintenant, la plupart des cactus qui en ont eu la possibilité développent des fruits, et donc des graines.
Que ce soit pour donner, vendre, échanger, il est parfois nécessaire d'expédier ces graines par La Poste. Or il se trouve que ces petites choses sont très fragiles, particulièrement lorsqu'elles sont fraîches.

Il existe plusieurs solutions pour que cela se fasse dans de bonnes conditions : certains utilisent avec succès du papier bulle disposé autour du sachet, d'autres encore préfèrent le sopalin, moins épais, plus approprié pour des graines très fines, d'autres enfin, comme Aymeric de Barmon (la Psy-Serre), proposent l'envoi du petit colis en boîte plastique.

Ma solution à moi, elle est toute bête : mes graines étant en sachet, je trouve un morceau de carton épais, je prends généralement du carton alvéolé, et je découpe en son centre un rectangle qui aura les dimensions de mon sachet une fois roulé sur lui-même. Je colle ensuite, sur l'une des faces, un carré de carton souple, j'insère mon sachet, puis je colle sur l'autre côté un autre carré de carton souple. Mes graines, bien à l'abri dans leur sachet, sont donc prises en sandwich entre les deux feuilles de carton souple, et sont protégées de l'écrasement par l'épaisseur du garton alvéolé.
Je n'ai pas à ce jour expédié d'énormes quantités de graines, mais sur le peu que j'ai envoyées, je n'ai jamais eu de "casse".

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 06:23

Cet article participe à l’événement "Le semis au défi !", à l’initiative du blog Le Jardin de Pascaline en partenariat avec Le Jardin des Blogs.

 

Votez ici !

 

 

 

 

Pour connaître les cactus, rien de tel que de les semer et de les voir grandir jour après jour. Mais le semis est quelque chose d'assez délicat, qui suppose une grande rigueur, des précautions infinies, et parfois une infrastructure assez conséquente.
Mais nous allons pour le moment nous intéresser à une méthode simple, qui permet de réussir la plupart des espèces, à condition que les graines soient fraîches, et de respecter quelques principes.


Le matériel :

- une terrine (ex : bac à glaces) percée de trous de drainage au fond, ou des pots
- du terreau tamisé fin
- du sable tamisé fin, en quantité équivalente
- de la pouzzolane fine également, ou de la vermiculite
- du gravier
- du sable coloré très fin (mais sans poussière)
- des étiquettes
- du film plastique alimentaire
- de l'eau, beaucoup d'eau, avec un peu de fongicide
- un emplacement lumineux


La procédure :

Tout d'abord, la terrine doit être bien propre, si possible désinfectée. De même pour les pots, sauf s'ils sont neufs. On préfèrera l'utilisation des pots lorsqu'on a plusieurs espèces distinctes à semer.
On dispose au fond une couche de gravier qui fasse environ 1/5 de la profondeur du contenant.
On mélange le terreau, le sable et la pouzzolane ou la vermiculite. Le mélange doit être bien homogène. On verse ce mélange dans le pot, en tassant un peu, et en veillant à garder une surface bien plane.
Lorsque le pot est prêt, on le met à tremper dans de l'eau additionnée de fongicide. Puis on laisse égoutter.
Quand le pot est prêt, on peut semer les graines. Si elles sont suffisamment grosses (à l'appréciation, et surtout à la vue de chacun), on les sème une à une en laissant environ 1 centimètre d'espace entre chacune, afin de laisser la place aux futures plantules. Si elles sont plus fines, on peut les mélanger à du sable très fin, et les saupoudrer sur la surface du substrat.
Dans tous les cas, ne jamais mélanger des graines d'espèces ou de variétés différentes, mais au contraire, bien identifier chaque emplacement à l'aide d'étiquettes.
Maintenant, il ne reste plus qu'à couvrir d'un film plastique pour maintenir une atmosphère humide, et à mettre au soleil pour faire monter la température (l'idéal se situant entre 25 et 30 °C le jour, et pas moins de 22 la nuit).
Les premières plantules mettent parfois seulement 5 jours pour arriver, mais c'est assez rare. La plupart du temps, il s'écoule une grosse semaine avant les premières germinations. À partir de là, il est important d'aérer tous les jours, mais le substrat doit tout de même rester humide.
Lorsqu'on estime que tout ce qui pouvait germer a poussé, on ajoute une fine couche de sable coloré (la couleur, c'est pour faire joli, on peut prendre également du sable blanc, ça n'a aucune importance). Le but de cette couche de sable est de maintenir les plantules bien droites, l'une ou l'autre se penchant car la racine pousse dessous à l'air libre ...)
On enlève définitivement le film plastique une dizaine de jours après le début de la germination, en augmentant progressivement la durée pendant laquelle on aère.


Il faut noter que le soleil direct est à éviter pour les plantules : au-delà d'une certaine intensité lumineuse, la chlorophylle est altérée, la plantule devient blanche, et ne peut plus fabriquer sa propre matière. Il faut préférer la lumière indirecte et toujours habituer les plantes petit à petit. Attention, cela ne veut pas dire qu'il leur faut peu de lumière, loin de là : il leur en faut en réalité beaucoup, mais l'intensité est à surveiller.


Bon semis à tous.

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 19:47



SERRE DE CONVALESCENCE

Après la greffe, on laisse la plante au repos, de préférence dans un environnement chaud, humide, et pas trop éclairé, mais lumineux quand même.
L'idéal, c'est une serre. Comment faire pour une solution économique, simple, et adaptée ?
La plante greffée, la plupart du temps, est de dimensions pouvant correspondre à celles d'une bouteille plastique.
Mon idée est, tout simplement, d'en couper une de façon à pouvoir la planter d'un centimètre dans la terre qui entoure la plante, et de laisser cet environnement pendant trois jours. Après cela, on surélève la bouteille à l'aide de trois cales placées en-dessous, de façon à laisser respirer, et à diminuer progressivement le taux d'humidité. Un ou deux jours après, on enlève la bouteille, et on traite comme une plante "normale".


ARROSAGE DES SEMIS


Les graines viennent d'être mises en terre, mais la plupart du temps, elles sont très fines... Arroser risque donc de déranger tout ça et, les premières plantules apparues, de causer des dommages aux racines.
Toujours dans un  esprit récup', je me suis encore une fois tournée vers mes amies les bouteilles plastique. Ici, il suffit de percer avec une épingle le bouchon, et c'est parti, on a un arrosoir adapté, avec une réserve intéressante.
Quelqu'un avait eu l'idée d'utiliser une seringue, mais les deux soucis sont la pression difficile à contrôler, et aussi une autonomie limitée.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 21:38

Voilà un sujet passionnant. Les semis, tous frais, ne sont pas forcéments tous assez vigoureux pour forcir et faire les réserves nécessaires avant l'hiver. Il n'est pas rare non plus, quand on sème de la quantité, de tomber par hasard sur une forme inhabituelle, monstrueuse ou autre, qui se développerait avec retard, voire pas du tout. Il peut aussi être utile de greffer certaines espèces aux racines récalcitrantes, pour favoriser leur développement.
Le Pereskiopsis, dans ce cas de figure, est tout indiqué. Certains indiquent avec sagesse que compte tenu de sa vigueur, il pourrait déformer le greffon et donner aux espèces globulaires un port columnaire pas forcément bienvenu... Nous verrons plusieurs façons de contourner ce désagréable aspect des choses.
Dans tous les cas, il nous faut un Pereskiopsis bien dodu, mais qui n'a pas été arrosé depuis 3 jours. On prendra d'ailleurs soin de  le laisser au régime pour les trois jours suivants aussi. On sélectionne le (ou les) greffon(s), positionnés sur le plan de travail. Alcool à 70 °, sopalin, lame neuve, on désinfecte les doigts, puis la lame, et c'est parti. Auparavant, on aura eu soin de découper une bouteille en plastique transparent pour servir de mini-serre, une fois renversée, pour les convalescents.


La greffe traditionnelle sur "Peres", comme on l'appellera par commodité, se fait en sectionnant dans la partie claire de croissance récente de la plante, pour garder une portion bouturable d'environ 2 à 2,5 centimètres. Rapidement, on recoupe une très fine tranche de Peres, qu'on laisse positionnée sur la blessure. On prendra ici le temps de faire une coupe bien droite. Comme la blessure est protégée, on a tout le temps (30 secondes à 1 minute) pour couper le greffon bien droit lui aussi, pour ma part, je choisis la partie sous les cotylédons : là où il est sur le point de s'arrondir. Puis, avec des doigts de fée, ou une pince fine, on repousse la tranche de porte greffe à l'aide du greffon. Celui-ci viendra donc prendre directement la bonne place, il ne restera plus qu'à lui appliquer une légère pression accompagnée d'une rotation pour être sûr d'avoir éliminé toute trace d'air entre les deux parties.
Là, on risque en effet la déformation du greffon. On peut prévenir celle-ci en dosant l'arrosage, il faut savoir que le Peres est très tolérant, et ne craint pas d'avoir très peu d'eau. Donc ne pas hésiter à donner des quantités d'eau en rapport avec la nature du greffon.

Mais une astuce très intéressante consiste à ne pas se limiter à une seule greffe.
Une seule fois en France, j'ai vu un exemple, le courageux qui a tenté ceci, c'est Gargamel, avec une greffe latérale de Lophophora, qui est la seule ayant réussi sur huit essais. Déjà, même s'il n'y a qu'une greffe sur le Peres, le fait qu'elle ait été faite sur une aréole (c'est-à-dire sur un point apical secondaire), lui donne des apports de sève plus harmonieux, le Lopho a ce dont il a besoin, ce dont il a envie, mais il n'est pas "gavé".
La greffe latérale est pourtant très simple. Et c'est génial de pouvoir en profiter, dans le cas où on manque de place, ou de Peres, ou simplement dans le cas où on veuille tenter quelque chose d'inhabituel. C'est à votre portée !
On peut commencer par la greffe du haut du Pereskiopsis, c'est comme cela que j'ai fait pour mon essai, mais ce n'est sans doute pas la meilleure solution. En effet, dans le cas d'un greffage de deux ou trois individus, c'est possible de la réaliser suffisamment vite pour éviter le déssechement prématuré, mais pas si on veut en faire huit ou dix, sauf en trichant (expliqué bientôt).
Il est recommandé de commencer par repérer les aréoles sur lesquelles on veut greffer. Par souci de commodité pour la manipulation (je rappelle qu'il faut être rapide, et ne pas s'encombrer de complications), on leur laisse les feuilles, on les attrapera plus facilement quand ce sera le moment de les enlever. Si on craint que le poids de la feuille ne soit trop important, alors on en sectionne la moitié transversalement, mais de façon à pouvoir quand même la saisir facilement. Il s'agit maintenant de couper. On commence par le haut de la plante.

On fait une entaille au-dessus de l'aréole, incurvée, et qui est très vite parallèle à la tige. On s'arrête de couper juste en-dessous de l'aréole. On fait alors une autre entaille, celle-ci perpendiculaire à la première, qui va désolidariser l'aréole du Peres. On vérifie que la pièce est bien détachée, puis on la replace promptement pour éviter le déssèchement. On procède de même sur les aréoles sélectionnées. Puis, au fur et à mesure qu'on traite les greffons, on enlève les aréoles, toujours accrochées à leurs feuilles. On positionne le greffon dans le bas de la blessure, là où se situe le point d'aréole. Et, si on est assez habile pour le faire sans déranger les greffes fraîches, on peut greffer sur l'apex du Peres, mais on peut aussi éviter de prendre des risques et réserver cette opération pour la semaine suivante, après cicatrisation.
Avec cette méthode, il y a très peu de pertes.
Très peu ? C'est encore trop !
Alors on va "tricher". Le secret d'une greffe réussie, c'est qu'il faut que le greffon "colle". Le teme n'aura jamais été aussi bien employé. Il existe une colle naturelle, dont je vous conseille d'enduire systématiquement toutes les coupes de vos greffons, et ce, même dans le cas d'une greffe apicale : c'est la sève contenue dans les feuilles du Pereskiopsis. Très gluante, elle apporte en outre un volume qui réduit d'autant les risques d'intrusion d'une bulle d'air, qui est fatale à la greffe. C'est mon petit secret. Je tranche un morceau de feuille qui suinte alors, et c'est ce que j'utilise. Avec ceci, sauf greffon malade, il est impossible... de rater sa greffe !







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Published by Line - dans Technique
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